Martine Rachel Ovadia
Peintre autodidacte. Paris, puis Israël depuis 2012.

La peinture fait partie d’un voyage intérieur qui me permet d’exprimer mes émotions par les couleurs et de les partager avec les autres.
Avant de faire mon alyah en 2012, je vivais à Paris, où j’exerçais comme docteur en pharmacie. Pourtant, au-delà du visible, une autre voix m’a toujours appelée — celle de la couleur, de la lumière, de ce silence vibrant que seule la peinture sait révéler.
Autodidacte, j’ai appris à peindre comme on apprend à respirer : lentement, à l’écoute du monde et de ses murmures.
Puis je suis venue en Israël.
Et en parcourant cette Terre, en y prenant racine peu à peu, j’ai compris : c’est ici, au cœur de mon peuple, que mon identité puise toute sa force. Ici, mon âme se révèle et trouve la paix.
L’étude de la Torah me guide sur ce chemin de vie. Elle m’enseigne que l’art n’est pas une fuite, mais une prière. Une réponse offerte à la douleur du monde. Une manière de relier le visible à l’invisible.
Créer, c’est contempler. Fermer les yeux un instant. Se laisser emplir de la lumière divine. Recevoir l’éternité dans un souffle. Et l’offrir, comme un présent.
Apaiser. Guérir. Espérer.
Aujourd’hui, Israël affronte les vents violents de la guerre. L’épreuve est longue, les cœurs sont lourds, et l’attente — insoutenable. Pourtant, au plus profond de nous, une certitude demeure : la lumière l’emportera.
Nous prions pour la libération de nos otages. Nous restons debout. Nous créons. Nous espérons.
Nous sommes le peuple de l’Éternité.
עם ישראל חי – Am Yisrael Chai